Le Bassin site magnifique à préserver absolument...
Repose dans la lumière...
J'ai retrouvé cette prose composée pour une circonstance malheureuse
Repose dans la lumière...
Repose en paix pour les dures épreuves de ce monde,
Où tes douleurs secrètes par toi furent cachées.
Repose en paix pour ta vie consacrée à l’amour du prochain,
Car les humains altruistes ont souvent des missions
Qui leurs viennent d’en haut, guidant tout leur chemin.
Tu as pris le temps d’écouter, de soutenir et d’aider
Tous ces gens égarés, perdus, privés de réconfort.
Par ta bouche sont venus les mots qui réchauffent le cœur
Et qui ont éclairé la déprime et le noir désespoir.
Et ces tulipes blanches que tu appréciais tant,
Elles étaient comme toi, élancées et pudiques
Savourant en silence la beauté du printemps,
Dans la simplicité d’une robe de porcelaine.
Que soit souvent porté par ceux qui t’aimaient tant
Ces fleurs du souvenir pour toutes tes bontés,
Car tout ce que tu as semé te profites aujourd’hui.
Que personne ne te pleure, car ton monde aujourd’hui
Ne connaît pas la souffrance ni la séparation.
Repose dans la lumière, car le bien dispensé
ne disparaît jamais.
François Veillon
UNE VILLE IIDEALE...
UNE VILLE IDEALE
J’ai posé le pied sur ton immense jetée,
Tel un aventurier, dès la marée montée
Et j’ai pu cheminer, les cheveux dans le vent,
Vers ta proue de béton, s’ouvrant sur l’océan.
Et tout à côté, au faîte de ces grands arbres,
Les aiguilles de pins cousent au vent d'autan,
Et leur écorce n’a plus à craindre l’ambre
Par les blessures dont ils souffraient avant..
Je me suis promené tout le long du Cirès
Près de la frontière nous séparant d’Arès,
Et je fut très surpris par ce golf verdoyant
Où tant de personnes jouaient en s’amusant!
Je les saluais, d’avoir aussi bien réussi
Et d’honorer céans de leur chère présence,
Les hôtels et casinos de la ville fleurie
Avec aisance, finances et bienfaisance.
La qualité de vie s’en trouve améliorée
Et chacun vend, loue, achète et spécule,
Aux grands revenus et parachutes dorés
Eloignant à jamais les tous petits pécules.
J’ai eu loisir de voir le ballet aérien
De tous ces pilotes revenant de voyage ;
Peut-être des nantis ou bien des rotariens
Se poser en douceur sur l’aérovillage.
Que de belles maisons, sur le sol érigées,
Ayant eu raison de ces endroits stériles,
Ne pouvant autrement qu’êtres urbanisés,
Pour devenir enfin une très grande ville.
Il ne fait que douceur en cette anse divine,
Où sur la plage dorée, le bonheur se devine,
Avec ce sable cristal qui scintille au soleil,
C’est un endroit béni et à nul autre pareil.
FrançoisVeillon
Port d'Andernos avant extension...
Le Bassin d'Arcachon, un peu plus tard...
LE BASSIN D'ARCACHON UN PEU PLUS TARD...
Un père et son fils se promenaient en voiture. ils roulaient au pas, car en ce début de semaine, il n'y avait que peu de circulation.
La vue du haut du pont qui reliait Claouey à Arcachon était magnifique.C'était un ouvrage d'art remarquable et indispensable car on n'avait plus de temps à perdre en cette année 2021.
Les immenses tours de verre entourant le bassin, donnaient au site un air New-yorkais. Les dunes qui sertissaient ce que l'on appelait autrefois l'Ecrin, avaient été arrasées afin de gagner de la place, afin répondre aux impératifs de la densité urbaine.
Il n'y avait que peu de bateaux , car la toxicité de l'eau corrodait rapidement les coques et les peintures ne tenaient pas longtemps.
-On va voir les chutes, Papa!
-Oui mon fils, regarde, on y arrive!
Quel spectacle surprenant de voir encore les eaux usées se déversant en de brunes cascades qui s'irrisaient en de magnifiques arcs-en-ciel.
-Tu crois que l'on peut se baigner papa?
-Tu veux rire mon fils! Autrefois oui, car je l'ai entendu dire. Aujourd'hui il serait dangereux de le faire, car les coquillages mutants ne pardonnent pas, ils mordent désormais et ces boues sont pires que des sables mouvants!
-Est-il vrai qu'il y avait la marée ici?
-Il y en a encore une petite grâce heureusement à tous les déversoirs qui permettent à la passe d'Hortense de ne pas se boucher...
-Papa, je ne peux plus respirer!
-C'est normal, tu as laissé ta vitre ouverte! Tu n'est vraiment pas raisonable,! Ce n'est pas parce que nous sommes en hauteur que nous ne risquons rien! Au fait tu as pris tes pastilles d'iode?
-Non!
-Tu n'as donc pas vu les recommandations écrites sur le panneau! On ne doit pas s'arrêter et ceux qui le font sont obligés de se faire décontaminer dans des cabines de chaque côté du pont!
-Çà devait être beau, dans le temps papa!
Celui-ci était le pont de Lège et n'enjambait pas le Bassin...
Polémique sur les vers du poète...
SCOT et PLU si affinités à Andernos
SCOT et PLU si affinités... à Andernos
La plage de taussat près du port...
En attente de la marée, mais gare à la boue...
Andernos sous les tamarix, il reste un peu de plage non souillée...
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Le bassin, un sinus un peu irrité
LE BASSIN UN SINUS UN PEU IRRITE
Lorsque j’aperçois ton sinus, engorgé, irrité,
De tous les allergènes que tu as respirés,
Je ne doute pas que tu sois malheureux
De voir se dégrader ton système herbeux.
Il me plaisait de sentir l’opulente guipure
De ce bon vieux varech ; j’en faisais une cure
De cette senteur iodée, respirant bien à fond
L’odeur de ce bassin, un souvenir profond.
Je t’aime comme une entité, une divinité
Et j’ai l’heur de penser que nous avons hérité
D’un cadeau, d’un bijou, d’une aigue-marine,
Qu’il nous faut préserver des attaques malignes !
Hideuse boue qui t'étouffe de son linceul de deuil
Et si en ta surface tu semble toujours aussi beau,
Les passants, c’est certain, auront la larme à l’œil,
Quant des mouettes ils ne verront que corbeaux.
François Veillon
Une chatte aux yeux d'or
Une chatte aux yeux d'or
Le ciel était d’un bleu faïence, aucun nuage ne semblait troubler la sérénité céleste. Une légère brise agitait les ramures des pins et une chaude odeur de résine se répandait dans l’air. Je marchais sur le sentier bordé d’ajoncs, de bruyères et de genêts défleuris. Au contact de cette plénitude, mon esprit se vidait des épreuves passées. Je rencontrais alors une bien étrange personne. Nous échangeâmes un salut courtois, comme il se doit, lorsque l’on se croise dans des espaces peu fréquentés.
Je fis quelques pas, lorsque le promeneur m’interpella :
-Monsieur ! Monsieur !
Je me retournais intrigué, car nous ne nous connaissions en aucune façon.
-Oui ? Fis-je interrogatif.
Monsieur, vous avez une chatte aux yeux d’or sur l’épaule droite !
-Ah ! Vous l’apercevez, vous aussi ! Et bien figurez-vous que du vivant de ce splendide animal, je la portais ainsi et elle se laissait faire. Visiblement cela lui convenait tout à fait.
-Mais pourquoi se perche-t-elle ainsi, alors qu’elle n’est plus de ce monde ? N’a-t-elle pas regagné le paradis des chats, auprès du Grand Bubastis ?
-Normalement, elle aurait dû le faire, mais c’est à cause de moi. Je lui ai fait une promesse quand elle est tombée malade. Je lui ai dit que je serais toujours là pour elle et j’ai plongé mes yeux dans ses prunelles d’or. Elle me faisait confiance quand le vétérinaire la soignait, se laissant faire avec complaisance, car elle sentait bien que j’étais prêt à tout pour la sortir de là.
La suite a été un peu rapide quand la maladie est venue à bout des ressources de l’homme de l’art. Je ne voulais pas qu’elle souffre, comment laisser torturer un être courageux et si doux sans intervenir. La piqûre lui fermé le monde des vivants et éteint ses yeux où sourdaient quelques larmes. Elle devait penser que je l’avais abandonnée et semblait si surprise de tout ce qui lui arrivait…
-Mais pardonnez mon insistance, reprit l'inconnu, pourquoi reste-telle accroché à vous, cela ne vous gêne-t-il pas ?
-Non au contraire, nos esprits et nos cœurs se trouvent liés d’un amour sans partage. Elle m’a fait comprendre qu’elle attendra mon heure, qu’elle y mettra le temps, qu’elle sera toujours là et qu’ainsi, j’aurai moins peur quand viendra pour moi le moment de passer à côté.












